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Barid el Maghrib:pour une tresorie structurel

barid almaghrib,barid maghribe,bank maroc,banq ,bonquen,bonq La baisse à 10% de la réserve monétaire se traduira par l'injection de près de 8 MMDH.
spéculation sur ces marchés constituent toutefois une source d'incertitude non négligeable.
«C'est la confirmation d'un déficit bancaire structurel», a fait valoir le gouverneur de la Banque Centrale, Abdellatif Jouahri, lors du point de presse tenu mardi dernier à Rabat, à l'issue de la réunion trimestrielle du Conseil de la Banque. Un resserrement structurel, puisqu'au cours de la semaine allant du 4 au 10 juin 2009, le montant moyen des injections de Bank Al-Maghrib s'est établi à 20,3 MMDH dont 17 MMDH à travers les avances à 7 jours sur appel d'offres au taux de 3,25% et 3,3 MMDH dans le cadre d'une opération de pension livrée (opération de trois jours d'un montant de 7,68 MMDH). Au cours du premier trimestre de l'année 2009, l'insuffisance des trésoreries bancaires s'est partiellement résorbée principalement en raison de la décision de réduction du ratio de la réserve obligatoire de 3 points de pourcentage, prise par le Conseil de Bank Al-Maghrib lors de sa réunion du 23 décembre 2008, qui a induit une injection de liquidité globale de 10,4 MMDH (7,5 MMDH le 21 décembre 2008 et 2,9 MMDH le 21 janvier 2009). Résultat : l'insuffisance moyenne des trésoreries bancaires est passée de 17,5 MMDH au dernier trimestre de 2008 à 11,4 MMDH au terme des trois premiers mois de cette année. Cette tendance est même allée en s'amplifiant puisque l'insuffisance moyenne des trésoreries bancaires s'est accentuée pour arriver à 15,4 MMDH au second trimestre. Du reste, l'augmentation du minimum requis au titre de la réserve obligatoire, d'un montant global de 395 MDH, a marginalement affecté les trésoreries bancaires au cours de ce trimestre. Au passage, il faut signaler que pour combler l'insuffisance des trésoreries bancaires qui a atteint en moyenne 15,4 MMDH, Bank Al-Maghrib est exclusivement intervenue au moyen des avances à 7 jours pour un montant quotidien moyen de 15,5 MMDH. De fait, et pour résorber un tel déficit, par son entremise, la baisse à 10% de la réserve monétaire se traduira par l'injection de près de 8 MMDH. Une mesure qui sera, par ailleurs, relayée par le maintien du taux directeur à 3,25%. Un niveau qui paraît approprié à l'institut d'émission compte tenu de l'orientation à la baisse des risques et d'une inflation en ligne avec l'objectif de stabilité des prix. Sur ce front justement, en cohérence avec les analyses et prévisions de la Banque publiées dans son rapport sur la politique monétaire au titre du premier trimestre 2009, la décrue de l'inflation et celle plus marquée de l'inflation sous-jacente se sont poursuivies au cours des premiers mois de l'année, en relation principalement avec la détente continue des pressions émanant des prix internationaux des matières premières de base et avec la baisse de la demande, notamment étrangère. En effet, l'inflation s'est de nouveau ralentie en avril, en glissement annuel, pour atteindre 2,6% contre 4%, 3,8% et 3,6% respectivement, en janvier, février et mars. Le reflux de l'inflation est bien plus perceptible à travers l'indicateur de l'inflation sous-jacente qui a baissé de 0,1% en avril, pour la première fois depuis près de vingt ans, suite à la décrue plus marquée des prix des produits alimentaires de base. Au total, on s'attend à une modération sensible des pressions inflationnistes au cours des prochains trimestres. La prévision centrale de l'inflation et de l'inflation sous-jacente à l'horizon des six prochains trimestres a été révisée légèrement à la baisse, du moins si l'on se réfère au Rapport sur la politique monétaire de mars 2009. Cela découle principalement du ralentissement de l'activité et du reflux des prix mondiaux des matières premières et de l'inflation chez les principaux partenaires du Maroc. Ainsi, l'inflation devrait évoluer à un rythme inférieur à 3% sur l'horizon de prévision, avec une prévision centrale de l'ordre de 2,4%. Au terme de l'horizon de prévision, soit au troisième trimestre 2010, elle devrait se situer autour de 2,6%. Pour l'ensemble de l'année 2009, l'inflation s'établirait en moyenne à 2,8% au lieu d'un taux de 2,6% publié dans le Rapport de politique monétaire précédent, soit un écart de 0,2% résultant du renchérissement temporaire des produits frais au cours du premier trimestre. S'agissant de l'évolution future de l'indicateur d'inflation sous-jacente, celui-ci devrait se maintenir à un niveau modéré, en dessous de 2%, sur l'horizon de prévision. En somme, explique-t-on, «les risques entourant la prévision centrale demeurent orientés à la baisse». Au plan externe, les révisions à la baisse, importantes et successives, des perspectives de la croissance mondiale et les grandes incertitudes qui persistent encore, devraient maintenir les risques baissiers plus longtemps qu'initialement prévu. En conséquence, la transmission en cours de la baisse des cours mondiaux aux prix domestiques, devrait se poursuivre, et à plus long terme, la volatilité des prix des matières premières, en particulier le pétrole, et les risques liés à la Concernant les facteurs de risques d'origine interne, ils sont également orientés à la baisse, notamment du fait du reflux des pressions émanant de la demande, qui pourraient s'atténuer davantage dans le contexte d'une dégradation plus importante qu'anticipée de l'activité. Six mois d'importations de biens et services Au terme de la semaine allant du 4 au 10 juin 2009, les avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib ont enregistré une hausse de 728 MDH, les opérations de change de billets de banque étrangers ayant plus que compensé les achats de devises par les banques. Chiffré à 175 MMDH, l'encours des réserves de change de la Banque s'est établi à un niveau inférieur de 5,9 MMDH à celui enregistré à fin décembre 2008. A fin avril 2009, les réserves de change de Bank Al-Maghrib ont représenté 6 mois et 15 jours d'importations de biens et services. Les avoirs extérieurs nets ont poursuivi en avril 2009 leur mouvement baissier entamé depuis le quatrième trimestre 2008. Leur encours s'est contracté de 8% en glissement annuel après 5,5% un trimestre auparavant. Cette évolution est liée tant à la baisse des recettes au titre des investissements et des prêts étrangers qu'au repli des recettes voyages et des transferts des MRE, le déficit commercial demeurant au même niveau observé un trimestre auparavant. En revanche, les créances nettes sur l'Etat, qui s'étaient inscrites en recul au cours des quatre derniers trimestres, ont marqué en avril 2009 une hausse de 10,6% en glissement annuel, en raison de la diminution de la position nette du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib. Lematin
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